Congé payés et intérim : tout savoir

Un intérimaire est un salarié à part entière dans l’entreprise qui l’a embauchée. A ce titre, il jouit des mêmes avantages, du même traitement et d’un salaire équivaut à un poste similaire en CDD ou en CDI. La seule différence qui doit y avoir entre un intérimaire et un salarié fixe au sein d’une même entreprise,  concerne les droits de congés payés.


Les droits de congés de l’intérimaire


Au même titre qu’un salarié engagé en CDD ou en CDI, l’intérimaire a droit à 2,5 jours de congés payés par mois.

Ces jours de congés payés sont calculés pour l’ICCP, une Indemnité Compensatrice de Congés Payés qui lui sera versée en fin de mission. Le montant de celle-ci correspond généralement à 10% de la rémunération brute totale perçue par l’agent intérimaire et inclut les indemnités de fin de mission qui lui sont dues. 


Un poste d’intérim ne permet normalement pas de profiter de vacances payées. Néanmoins, l’agent intérimaire peut toujours soumettre une demande de congés auprès d’Inter Emploi, l’agence d’intérim qui permet de trouver rapidement un emploi dans le Morbihan, en Bretagne et à Vannes, ou auprès de l’entreprise qui l’a engagé.  

A la fin de sa mission, ses jours de vacances seront alors automatiquement déduits de sa rémunération.


Font également partie des congés payés dus à un salarié intérimaire, les périodes de suspension du contrat de travail pour cause d’accident du travail, maternité ou adoption, rappel sous les drapeaux quel que soit le titre ou maladie professionnelle.


Le travailleur intérimaire a aussi droit à une indemnité sur les jours fériés compris dans sa mission, sans prendre en compte son ancienneté. De même, il jouit aussi de ponts rémunérés lorsque ces derniers ne sont pas récupérables, à moins d’avoir la possibilité de les récupérer en cours de mission. Une indemnisation du chômage-intempéries doit aussi être versée à un agent intérimaire qui travaille dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.


A propos de l’indemnité de fin de mission 


L’agent intérimaire a droit à une indemnité de fin de mission en guise de compensation à la précarité de l’emploi. D’une valeur égale à 10% minimum de la rémunération totale brute convenue dans son contrat, cette indemnité est versée à l’intérimaire à la fin de sa mission.

Une mention spécialement dédiée à cet effet doit s’afficher sur le bulletin de paie de l’agent intérimaire.


A noter que cette rémunération est imposable et soumise aux charges sociales. Elle relève de l’obligation de l’entreprise d’embauche sauf en cas de :

  • Rupture du contrat de mission à l’initiative du salarié temporaire suite à un basculement en CDI.
  • Conclusion immédiate avec l’utilisateur d’un CDI.
  • Contrat saisonnier ou d’usage.
  • Rupture du contrat pour faute grave commise par l’intérimaire ou en cas de force majeure.
  • Contrat de mission-formation.

 

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